Trois Pucelles (1456m)

07 juillet 2015, Vercors, France

 

Itinéraire : rando-vertige

Configuration : boucle

Départ : Saint-Nizier-du-Moucherotte

Orientation principale : nord-est

Cotation randonnée : T5

Place dans la cordée : en tête

Conditions rencontrées : bonnes

Dénivelé positif : 300 mètres

Compagnons :

  • Aurélie Buguet

  • Xavier Lottin

Présentation du sommet

 

Les Trois Pucelles font partie du massif préalpin du Vercors. Autrefois connues sous le nom de "Dents de Gargantua", elles trônent à l'ouest de l'agglomération de Grenoble.  Au nombre de quatre, nous distinguons le Couteau, la Dent Gérard, la Grande Pucelle et la Pucelle de Saint-Nizier. Au sud-ouest, ces dernières sont dominées de 500 mètres par la montagne voisine du Moucherotte. Les quatre cimes offrent une panoplie de voies d'escalade, plus ou moins difficiles. Elles sont également réputées pour être un spot de highline.

 

Malgré l'aspect impressionnant de ce triple éperon rocheux, il est possible, par quelques pas d'escalade, d'accéder au point culminant. En effet, la Grande Pucelle est accessible par un cheminement astucieux, du ressort de la randonnée alpine. Après avoir gravi le Grand Pic de Belledonne avec mon ami Xavier la veille, je lui propose d'aller réaliser cette ascension. Son amie Aurélie se joindra à nous.

Galerie

Récit de l'ascension

 

 

Arrivés à Saint-Nizier-du-Moucherotte, nous garons la voiture à proximité de l'ancien tremplin de saut à ski. D'ici, les Trois Pucelles sont très impressionnantes et nous dominent largement de par leurs falaises rocheuses abruptes. Il est difficile à croire qu'il est possible d'aller là-haut sans avoir un excellent niveau d'escalade. 

 

Nous empruntons le sentier écologique, situé légèrement à droite de la montagne pour s'élever dans des sous-bois, où la chaleur est déjà accablante. Les points rouges présents sur les arbres sont très utiles pour s'orienter. 150 mètres plus haut, nous laissons le balisage partant à gauche pour suivre le pied de la falaise.

 

Le couloir Maréchal, raide et terreux, est rejoint. La sente est masquée par de nombreuses feuilles mortes. Désormais, nous gagnons en altitude à quatre pattes, afin d'avoir un maximum de stabilité sur ce terrain peu commode. L'endroit devient de plus en plus encaissé au fur et à mesure que nous progressons, l'ambiance est au rendez-vous ! Nous butons contre un ressaut rocheux, où il est nécessaire de faire quelques pas d'escalade. Je passe en tête puis j'assure mes collègues à la corde, en mettant une dégaine sur un piton installé dans la roche.

 

L'itinéraire redevient plus facile jusqu'au fameux passage de la "boîte aux lettres", passage souterrain aboutissant à un second ressaut très étroit. Suite à celui-ci, je refais surface et pose un relais sur sangle pour mes deux compagnons. Nous sortons enfin au soleil, au sommet d'une grande ravine dominant Grenoble. Après une traversée parfois exposée, nous atteignons le pied du ressaut final. Ce dernier s'apparente à une rampe inclinée, équipée en pitons.

 

Nous atteignons le sommet de la plus Grande Pucelle sans utiliser la corde. La vue sur Grenoble y est magnifique et très aérienne. D'ici, nous sommes toujours dominé par le Moucherotte et sa face nord-est. 

 

Nous désescaladons prudemment la rampe avant de revenir sur un sentier de randonnée. Il serait dangereux de descendre le couloir Maréchal, nous essayons donc de trouver un autre chemin. Au nord-ouest, nous empruntons un itinéraire nous menant à la voiture.

 

Cette randonnée alpine est très esthétique. Elle peut-être rendue plus facile si l'on évite le passage de la "boîte aux lettres". À déconseiller fortement par terrain humide.

N.B. Les légendes présentes dans les galeries désignent toujours les sommets les plus visibles, de gauche à droite.
Toutes les photos sont non retouchées et prises par Hugo Haasser ou ses amis, excepté celles de l'onglet "Projets".