Tête à l'Âne (2804m)

05 septembre 2013, Haut-Giffre, France

 

Itinéraire : par les chalets de Sales

Configuration : aller-retour

Départ : le Lignon

Orientation principale : sud-ouest

Cotation alpinisme : PD-

Engagement : II

Conditions rencontrées : bonnes

Dénivelé positif : 1630 mètres

Compagnon : ​Bruno Roch

 

 

 

 

 

Présentation du sommet

 

 

La Tête à l'Âne est une cime faisant partie du Haut-Giffre. Elle représente le point culminant de la chaine des Fiz, immense falaise s'étalant de la Pointe de Platé à la Pointe de Sales, face au massif du Mont-Blanc. La montagne rocheuse, dominant tout un secteur de par son altitude, a pour réputation d'être très sauvage. De plus, elle offre de magnifiques points de vue sur un bon nombre de hauts sommets alpins, mais aussi sur le lac d'Anterne qu'elle domine de 800 mètres.

 

Sa voie normale, passant par les esthétiques chalets de Sales, constitue une longue randonnée sur les hauteurs de Six-Fer-à-Cheval. Elle offre quelques brefs passages d'escalade, sous son sommet. La Tête à l'Âne est bien visible durant l'ascension du Mont Blanc et m'attirait tout particulièrement. Je propose ainsi à Bruno de m'accompagner, afin d'aller découvrir un coin reculé de Haute Savoie.

 

 

 

Galerie

Récit de l'ascension

 

 

C'est sur les hauteurs de Sixt-Fer-à-Cheval, au Lignon, que je donne rendez-vous à Bruno. Nous parton de bonne heure et commençons notre marche au beau milieu de l'esthétique vallon de Sales. Grâce aux températures fraiches du matin, la progression est très agréable. Nous découvrons de nombreuses cascades dont les plus célèbres, celles de la Sauffaz et de la Pleureuse, avant de traverser le Pas de Sales. Il s'agit d'un magnifique chemin à flanc de paroi, taillé dans la roche.

 

Après une longue traversée plein sud en rive gauche du vallon, nous gagnons les chalets de Sales. D'ici, il est nécessaire de repérer une fontaine. De celle-ci, nous bifurquons à 90° à l'est et prenons de la hauteur jusqu'aux larges alpages de Salamanes. C'est à ce moment-là que je découvre enfin l'objectif du jour, la Tête à l'Âne ! D'ici, la prochaine étape consiste à rejoindre un col à sa droite, référencé comme le point 2680. En aval de celui-ci, nous devons gravir péniblement des éboulis raides et instables.

 

Le col atteint, la cheminée finale par laquelle nous devons passer se dessine nettement dans la face sud escarpée. Cette dernière, peu avenante à première vue, est en réalité très facile et s'élargit sur sa partie supérieure. Le terrain y est cependant pourri et les chutes de pierres peuvent être nombreuses. Le cairn sommital est en vue !

 

Après une courte traversée de l'arête plate et arrondie, la montagne est gravie ! La vue sur les reliefs verdoyants du Chablais et sur les neiges éternelles du massif du Mont-Blanc y est superbe ! En contrebas, je distingue facilement le lac d'Anterne qui apparait comme une flaque d'eau. Sa couleur bleue contraste avec les alpages qui l'entourent et dans la même direction, il n'est pas difficile de distinguer l'imposant Mont Buet. La séance photo me semble obligatoire avant de revenir à des altitudes plus modestes.

 

Nous désescaladons la cheminée prudemment puis glissons sur les éboulis sous le col 2680 afin de gagner du temps. Le reste de la descente jusqu'au Lignon, bien plus roulante, est cependant relativement longue.

 

La Tête à l'Âne est bel et bien une montagne sauvage et panoramique. Elle comblera tous les amateurs de randonnées alpines, ainsi que ceux qui désirent être seul en altitude, en quête de beaux paysages.

 

 

 

Carte

N.B. Les légendes présentes dans les galeries désignent toujours les sommets les plus visibles, de gauche à droite.
Toutes les photos sont non retouchées et prises par Hugo Haasser ou ses amis, excepté celles de l'onglet "Projets".