Rosablanche (3336m)

21 janvier 2017, Alpes pennines, Suisse

 

Itinéraire : par Prafleuri

Configuration : boucle

Départ : Pralong

Orientation principale : nord-est

Cotation descente : 2.2

Exposition : 1

Conditions rencontrées : excellentes

Dénivelé positif : 1750 mètres

Compagnons :

  • Geoffroy Bonnet & Samuel Coulin

  • Anne-Lorraine de Malliard & Boris Pivaudran

 

 

Présentation du sommet

 

 

La Rosablanche est un sommet appartenant aux Alpes pennines, trônant entre le val de Bagnes à l'ouest et le val d'Hérémence à l'est. La montagne est encerclée par quatre glaciers; ceux du Grand Désert et de Prafleuri au nord et ceux de Sovereu et de Mourti au sud. Elle constitue une étape de la célèbre Patrouille des Glaciers, course de ski-alpinisme organisée tous les deux ans par l'armée suisse. De plus, la cime est reconnue pour être un lieu privilégié de dépose d'héliski.

 

L'itinéraire débutant de Pralong, hameau du val d'Hérémence, passe à proximité du barrage de la Grande Dixence. Il suit successivement la combe, la cabane et le glacier de Prafleuri avant d'aboutir au point culminant. Les conditions nivologiques du moment étant douteuses, des pentes douces telles que celles de la Rosablanche sont idéales. Je propose cette ascension à Geoffroy et Boris. Ce dernier viendra avec Anne-Lorraine, amie en commun, et Samuel.

 

 

 

Galerie

Récit de l'ascension

 

 

Je retrouve Geoffroy chez moi, à Thonon-les-Bains, tôt dans la matinée. Après s'être arrêtés au relai du Saint Bernard, sur l'autoroute suisse, nous rejoignons le reste de la troupe. C'est à deux voitures que le départ de la course est gagné, situé au bout de l'esthétique val d'Hémérence. Les températures sont basses et nous poussent à nous équiper rapidement. La qualité de la neige et le ciel bleu annoncent cependant une journée très prometteuse !

 

Skis aux pieds, les premiers mètres s'effectuent en direction du barrage de la Grande Dixence, plein sud. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous optons pour un chemin d'été en versant ouest, plus raide. À tour de rôle, nous traçons la route en lacets puis arrivons au soleil, sur l'alpage d'Allèves.

 

D'ici, il est nécessaire de réaliser une grande traversée horizontale, afin de rejoindre la combe de Prafleury. Arrivés au point 2326, où passe le torrent de la Chenna, nous nous engageons dans l'obscur vallon au sud-ouest. En perdant une cinquantaine de mètres d'altitude, nous rencontrons cinq skieurs, ayant été déposés en hélicoptère en amont. Dans la combe, l'ambiance est glaciale et est amplifiée par le vent qui y règne. Après avoir eu quelques problèmes de peaux de phoque pour ma part, l'équipe entière gagne la cabane d'hiver de Prafleuri, de nouveau au soleil.

Anne-Lorraine, Boris et Samuel ont prévu d'y dormir, leur matériel inutile pour le reste de l'ascension y est donc déposé. Une courte pause s'impose avant de continuer. Nous gagnons un pseudo verrou, sous les contreforts du sommet du Miroir, où les conversions s'enchainent sur un terrain raide. Le glacier de Prafleuri est ainsi gagné. Ce dernier est plat et doit être traversé dans son intégralité jusqu'au pied de la Rosablanche. Geoffroy et moi-même avons prévu de redescendre aujourd'hui et l'heure passe. En effet, il est déjà 13H30.

Nous séparons le groupe en deux et enchainons la distance à parcourir au plus vite. Au pied de la Rosablanche, où la pente se raidit significativement et où l'altitude commence à se faire sentir, les conversions sont de plus en plus éprouvantes. Au bastion sommital, nous déposons les skis et finissons à pied, sur une courte arête.

Le sommet est atteint, la vue y est magique ! La Dent Blanche, surpassant les Aiguilles Rouges d'Arolla plus proches, et le Cervin découpent l'horizon à l'est. L'imposante silhouette glaciaire du Grand Combin trône au sud, quelle belle montagne ! À l'ouest, le massif du Mont-Blanc est toujours aussi beau.

Revenus prudemment aux skis, nous retrouvons Anne-Lorraine, Boris et Samuel avant de chausser. Les ayant saluer, nous débutons avec Geoffroy la descente. Les conditions sont excellentes et nous godillons jusqu'à retrouver le point 2326, après une courte remontée. D'ici, nous nous engageons dans une combe suivant le torrent de Chenna, au lieu de retrouver les alpages d'Allèves. Nous enchainons les virages et suivons un cheminement astucieux pour regagner le chemin de montée sous Allèves, jusqu'à la voiture.

La Rosablanche est idéale pour le ski de randonnée. Malgré une longue ascension, la vue au sommet saura faire plaisir aux amateurs de beaux paysages. La gravir depuis le val d'Héremence est surement plus sauvage que par le val de Bagnes, peuplé avec le domaine skiable de Verbier.

 

 

 

Carte

N.B. Les légendes présentes dans les galeries désignent toujours les sommets les plus visibles, de gauche à droite.
Toutes les photos sont non retouchées et prises par Hugo Haasser ou ses amis, excepté celles de l'onglet "Projets".