Pointes de la Blonnière (2369m)

28 juillet 2017, Bornes/Aravis, France

 

Itinéraire : arête à Marion

Configuration : boucle

Départ : col des Aravis

Orientation principale : nord

Cotation alpinisme : AD-

Engagement : II

Place dans la cordée : en second

Conditions rencontrées : bonnes

Dénivelé positif : 900 mètres

Compagnon : Raphaël Salomon

 

 

 

 

Présentation du sommet

 

 

Les Pointes de la Blonnière représentent un chainon montagneux, composé de trois petites cimes distinctes. Dominant le col des Aravis et appartenant au massif préalpin éponyme, le sommet nord constitue le point culminant de cet ensemble. En période hivernale, ce triplé est très fréquenté par les skieurs de randonnée. Effectivement, il offre une pente notable, connue sous les noms de combe à Marion ou encore couloir nord des Aravis.

L'arête à Marion constitue un parcours rocheux, se déroulant sur un calcaire de qualité. Très bien équipé et techniquement facile, l'itinéraire est donc populaire en été. Partant prochainement pour l'ascension du Kilimandjaro, je suis désireux de réaliser des petites courses, où le risque de me blesser reste limité. Je propose à mon ami Raphaël de m'accompagner sur cette ascension, afin de profiter d'un éventuel créneau de beau temps.

 

 

 

Galerie

Récit de l'ascension

 

 

Je retrouve mon ami vers le coup des huit heures, sur les hauteurs de la Clusaz. Ensemble, nous rejoignons le col des Aravis en voiture. Dès le parking en direction du sud, l'arête à Marion se montre, dominant la combe éponyme en rive droite. Prêts à en découdre, nous commençons la marche d'approche sous un ciel grisâtre. La météo est moins belle qu'annoncée mais n'entame en rien la motivation des troupes.

 

Après avoir traversé un pâturage, par un large chemin assez plat, le bas de la combe citée précédemment est gagné. Soutenue d'entrée de jeu, cette dernière doit être remontée au mieux. Aucun sentier n'est réellement marqué, dans cette pente alternant passages herbeux et rocailleux. Par de nombreux lacets, joliment fleuries pour certains, nous butons sous des dalles en aval de la voie. Une traversée ascendante gauche plus tard, le premier relai est devant nous. Cependant, il est préférable d'attendre quelque peu car une cordée s'est lancée dans l'itinéraire juste avant.

 

Une vingtaine de minutes s'écoule lorsque nous nous encordons. Raphaël, bien meilleur grimpeur que moi, se lance en tête. Les premières et deuxièmes longueurs, offrant de jolies cannelures, sont gravies rapidement. La troisième réserve un pas assez athlétique, dans une cheminée humide et terreuse. En amont, nous traversons une section plate, parsemée de lapiaz. C'est après celle-ci que l'arête proprement dite est rejointe.

Nous en profitons pour doubler l'autre cordée, plus lente. Il est désormais nécessaire de suivre le fil rocheux, où le mot verticalité prend tout son sens. Aujourd'hui, la visibilité est réduite mais par beau temps, l'abime sur notre gauche doit être considérable. La progression est rapide et s'effectue sur un terrain de plus en plus fin. Sous le sommet, les sections sont plus techniques et se réalisent sur de belles dalles, entrecoupées de fissures. Elles débouchent sous le ressaut sommital, crux du parcours.

 

Le sommet des Pointes de la Blonnière est sous nos pieds ! Le ciel se dégage légèrement, me permettant d'immortaliser les lieux. L'Étale, sommet notable de la chaine des Aravis, fait son apparition plus au sud. En face à l'ouest, c'est la Dent du Châtelet qui se dresse. Quant à l'éternel massif du Mont-Blanc, normalement visible à l'est, il faudra revenir pour le voir d'ici.

 

Nous débutons la descente, au nord-ouest, en suivant les cairns. Il est nécessaire de gagner le col dominant la combe à Marion, situé entre notre sommet et la Dent du Châtelet. Pour se faire prudemment, nous décidons de tirer un rappel. Revenus sur un terrain plus commode, le col cité précédemment est atteint. Désormais, la combe à Marion doit être intégralement descendue. Pentes soutenues et cailloux instables en composent sa partie supérieure. De retour au pied de la voie, nous bifurquons légèrement à gauche pour emprunter un chemin plus agréable, devant de plus en plus vert. Ce n'est qu'en amont du parking que le Mont Blanc se dévoile, sous un ciel de plus en plus dégagé.

L'arête à Marion est idéale pour pratiquer l'escalade de façon ludique. Elle ravira les débutants ou les grimpeurs confirmés, en quête de sortie esthétique. L'équipement en place est abondant et de qualité.

N.B. Les légendes présentes dans les galeries désignent toujours les sommets les plus visibles, de gauche à droite.
Toutes les photos sont non retouchées et prises par Hugo Haasser ou ses amis, excepté celles de l'onglet "Projets".