Pointe Percée (2750m)

28 juin 2011, Aravis, France

 

Itinéraire : face ouest, voie normale

Configuration : aller-retour

Départ : col des Annes

Orientation principale : nord-ouest

Cotation randonnée : T5

Conditions rencontrées : bonnes

Dénivelé positif : 1200 mètres

Compagnon : Mathilde de Rancourt

 

 

 

 

Présentation du sommet

 

 

La Pointe Percée représente la plus haute montagne du massif des Aravis. Elle doit son nom à un trou naturel sur son arête nord-ouest, également connue sous l'appellation "d'arête du Doigt". Sa position géographique en fait un magnifique belvédère sur la chaine des Aravis elle-même, mais aussi sur le massif des Bornes et celui du Mont-Blanc. La cime regorge de voies d'escalade, principalement localisées sur la paroi Gramusset au sud-ouest mais offre également quelques itinéraires de ski de pente raide.

 

Sa voie normale, en face ouest, débute du col des Annes. Elle constitue une randonnée alpine intéressante en été et devient une course d'alpinisme en hiver. Quelque soit la saison, il est nécessaire de poser les mains sur la seconde partie de l'ascension. Un refuge se situe au pied des difficultés, celui de la Pointe Percée ou de Gramusset, et est construit à 2164 mètres. Ce parcours m'attire tout particulièrement, je le propose donc à Mathilde qui accepte volontiers de me suivre.

 

 

 

Galerie

Récit de l'ascension

 

 

Arrivés au col des Annes à 1720 mètres d'altitude, nous garons la voiture tôt dans la matinée puis partons plein du sud. En ce mois de juin, les températures sont déjà élevées ! Il est tout d'abord nécessaire de rejoindre la Tête des Annes par un agréable sentier de randonnée, puis le col de l'Oulettaz. Le paysage herbeux du départ se transforme petit à petit en un univers minéral, au fur et à mesure que nous nous élevons. Nous gagnons le refuge de Gramusset, entouré d'un paysage lunaire.

 

En amont, nous laissons la combe des Verts à notre droite pour partir à gauche, en direction de l'est. Des lapiaz et des éboulis doivent être remontés jusqu'à une barre rocheuse. Les marques rouges présentes sur la roche facilitent grandement l'orientation. Nous prenons pied sur un large névé éternel avant d'escalader la face proprement dite. De là, il est toujours nécessaire de suivre le balisage et de franchir les nombreuses failles et escarpements. Une cheminée doit être franchie avant de mettre pied sur l'arête sommitale, aérienne et exposée. 

 

Le large sommet est atteint ! Ce dernier est matérialisé par une grande croix, où se trouve un cahier. La vue depuis le toit des Aravis est absolument somptueuse, quel bonheur d'être ici ! Au sud-ouest, l'ensemble des cimes des Aravis, que nous dominons en enfilade se dessine. Plus loin, l'ensemble des sommets du massif du Mont-Blanc découpe l'horizon et il est même possible d'apercevoir les sommets suisses lointains tels que le Weisshorn !

 

Après un moment de contemplation, nous redescendons prudemment par le même itinéraire. Le chemin du retour s'effectue sous une chaleur insoutenable !

 

Même par la voie la plus facile, la Pointe Percée se mérite. Effectivement, il est primordial d'avoir un pied sûr pour ne pas dévisser. La raideur des pentes et les nombreuses chutes de pierre en font une randonnée sérieuse. 

 

 

 

Carte

N.B. Les légendes présentes dans les galeries désignent toujours les sommets les plus visibles, de gauche à droite.
Toutes les photos sont non retouchées et prises par Hugo Haasser ou ses amis, excepté celles de l'onglet "Projets".