Mont Vélan (3727m)

28 décembre 2015, Alpes pennines, Suisse

 

Itinéraire : couloir d'Hannibal

Configuration : aller-retour

Départ : Bourg-Saint-Bernard

Orientation principale : ouest

Cotation descente : 4.3

Exposition : 2

Conditions rencontrées : bonnes

Dénivelé positif : 1800 mètres

Compagnons :

  • Quentin Butin & Xavier Fœssel

  • Quentin Michaud & Jean Tezenas

Présentation du sommet

 

 

Le Mont Vélan est une cime appartenant au massif des Alpes pennines. Elle trône sur la frontière séparant la Suisse de l'Italie, au nord-est du fameux col du Grand-Saint-Bernard. Grâce à sa situation géographique privilégiée, la montagne offre une vue imprenable sur les plus hauts sommets suisses, français et italiens. Le Vélan est surtout réputé pour ses itinéraires en ski de randonnée, variés en termes de difficulté. Beaucoup de couloirs skiables se dessinent au sein de sa large face ouest.

 

Celui d'Hannibal est le plus méridional de ce versant. D'une hauteur de 650 mètres environ, il est incliné entre 40 et 45 degrés. Aujourd'hui, il représente un classique en termes de ski de pente raide. Les conditions étant très sèches en ce moment, je propose à mes amis Xavier et Jean d'aller chercher un peu de neige en altitude. Deux copains de Xavier, Quentin et Quentin, nous rejoindront pour cette belle escapade valaisanne.

Galerie

Récit de l'ascension

 

 

Ayant retrouvé mes compagnons du jour à Martigny, nous nous dirigeons en direction de Bourg-Saint-Bernard, constituant le point de départ de la course. Sur place, nous constatons l'enneigement plus que faible des environs. Heureusement, il est possible de chausser les skis dès le parking, situé tout de même à plus de 1900 mètres d'altitude !

 

La première étape de cette longue ascension consiste à remonter le long de l'unique téléski du coin, plein est. Le Mont Vélan et son versant occidental nous font déjà face. En remontant des langues de neige en rive gauche du torrent Perche, nous sommes contraints de déchausser durant une vingtaine de minutes par manque de neige. Arrivés à un replat, une courte pause s'impose avant de bifurquer plein sud. C'est à cet instant que le glacier de Proz est rejoint. Les couloirs du Mont Vélan, qui pour certains sont bien secs, se dévoilent sur notre gauche.

 

Plus au sud vers 3100 mètres, à la rimaye, nous mettons les skis sur le sac puis fixons les crampons. Je pars en premier et suis tant bien que mal d'anciennes traces présentes dans la neige. Deux ressauts sont en glace mais nous pouvons les contourner sur la droite. Nous accédons à un replat, séparant le premier tiers du couloir en deux parties, dominé par la partie supérieure de l'itinéraire. Cette dernière, raide et plus ou moins gelée, prend heureusement le soleil. Mes collègues me rattrapent à la fin de la section finale et me relaient pour finir de tracer.

 

C'est donc tous ensemble que nous sortons du couloir avant de déboucher sur le Dôme du Vélan, vaste replat glaciaire. Le vent se fait de plus en plus fort, rendant l'atmosphère glaciale ! Le véritable sommet est devant nous, plus au sud. Nous réechangeons les crampons contre les skis puis atteignons la cime sans difficultés.

 

Le sommet est atteint vers 14 heures. D'ici, la vue est magique et nous jouissons d'une vue centrale. Le Grand Combin et sa face sud rocheuse et abrupte nous dominent encore de 600 mètres ! Les massifs du Mont-Blanc, du Haut-Giffre, les cimes valaisannes et italiennes découpent l'horizon à 360 degrés.  Quelques photos plus tard, le froid nous pousse à rebrousser chemin. De plus, les jours sont courts, traîner ici ne semble pas être la meilleure des idées.

 

Nous basculons donc dans le couloir d'Hannibal pour profiter d'une descende avec une neige revenue grâce au soleil. La pente est raide mais dans ces conditions, nous ne trouvons aucun mal à prendre plaisir ! Il est cependant nécessaire de faire une courte désescalade, en amont du premier ressaut glaciaire. Skis à nouveau aux pieds, nous franchissons la rimaye inexistante puis descendons jusqu'à la voiture, au coucher de soleil. Ayant repéré un itinéraire plus enneigé que celui de la montée, nous garderons les skis tout du long.

 

Ce couloir est très intéressant à descendre et permet en prime de gravir un sommet majeur. À recommander grandement pour les amateurs de pentes raides et d'altitude.

 

 

 

Carte

N.B. Les légendes présentes dans les galeries désignent toujours les sommets les plus visibles, de gauche à droite.
Toutes les photos sont non retouchées et prises par Hugo Haasser ou ses amis, excepté celles de l'onglet "Projets".