Mont Chauffé (2093m)

03 novembre 2012, Chablais, France

 

Itinéraire : traversée des arêtes

Configuration : boucle

Départ : le Mont

Orientation principale : ouest

Cotation alpinisme : PD+

Engagement : II

Place dans la cordée : réversible

Conditions rencontrées : bonnes

Dénivelé positif : 1000 mètres

Compagnon : Nicolas Condevaux

 

 

 

Présentation du sommet

 

 

Le Mont Chauffé est un sommet pré-alpin appartenant au Chablais français, en amont du val d’Abondance. Son versant nord ombre et abrupte domine l'alpage d'Ubine de 500 mètres. Cette montagne est dotée d'un calcaire de qualité, c'est pourquoi elle est reconnue pour ses nombreuses voies d'escalade sportive dans sa face méridionale. Elle jouit également d'une vue panoramique sur le lac Léman et les cimes du massif, mais aussi sur les Dents du Midi et sur le Mont Blanc.

 

La traversée des arêtes est un itinéraire esthétique de moyenne montagne. Peu technique, il offre cependant un cheminement parfois aérien et exposé. Ayant des conditions pré-hivernales, certains parcours sont suffisamment enneigés pour être pénibles à pied mais pas assez pour être skiés. Nicolas me propose cette sortie, a priori restée sèche. J'accepte volontiers de découvrir cette cime de mon massif natal, peu fréquentée et impressionnante vue de loin.

 

 

 

Galerie

Récit de l'ascension

 

 

Nous arrivons au hameau du Mont en matinée, dominant le village d'Abondance. Partant de 1050 mètres d’altitude environ, nous gagnons rapidement le col de la Plagne du Mont, situé à l’ouest du Mont Chauffé. Vu d’ici, ce dernier parait très élancé ! La suite du programme se situe plus à l’est. Désormais, la progression se déroule sur une sente boisée, à l'extrémité occidentale de l'arête qui s'apparente plus à une crête arrondie. Quelques névés se dessinent sur le chemin mais ne dérangent en rien notre avancée.

 

Quelques instants plus tard, nous prenons pied sur le fil, d'abord horizontal et herbeux. C’est ici que je découvre la beauté des lieux, rendus uniques en cette journée automnale. Perchés sur l’arête, le versant nord enneigé contraste avec le sud, parfaitement sec. En suivant l'itinéraire devenu évident, nous franchissons facilement les premières difficultés rocheuses avant d’arriver au Pas du Chien. Il s’agit du passage clef de la course, qui se descend soit en rappel directement, soit en versant nord sur un sentier équipé d’un câble.

 

En choisissant la deuxième solution, sûrement plus courte, nous gagnons une première brèche. D’ici, le parcours devient nettement plus vertical que précédemment et nous enchainons ressauts rocheux et traversées de vires exposées. Grâce à quelques sangles et coinceurs, les passages sont parfaitement sécurisés et nous passons les difficultés sans problème, dont le Saut du Chien qui est le plus technique.

 

Au sommet, marqué de deux cairns, la vue sur les Cornettes de Bise est idéale. Le vent violent nous pousse cependant à revenir vite en vallée. Quelques photos plus tard, je suis Nicolas qui est déjà parti pour entamer le retour.

 

Nous descendons plein sud puis gagnons le couloir du Ferraillon que nous dévalons à toute vitesse, grâce à l'immense pierrier dont il est composé. J'ai, à cet instant, l'impression de faire du ski sur des cailloux. Une piste nous conduit ensuite jusqu'à la voiture.

 

Cette course, d'approche rapide, est très esthétique et permet de découvrir un coin reculé du Chablais. Elle peut également servir d'une course d'initiation, où la pose de protection et l'usage de la corde sont au rendez-vous !

 

 

 

Carte

 

N.B. Les légendes présentes dans les galeries désignent toujours les sommets les plus visibles, de gauche à droite.
Toutes les photos sont non retouchées et prises par Hugo Haasser ou ses amis, excepté celles de l'onglet "Projets".