Mont Blanc de Cheilon (3870m)

10 mai 2014, Alpes pennines, Suisse

 

Itinéraire : versant ouest

Configuration : aller-retour

Départ : cabane des Dix

Orientation principale : ouest

Cotation descente : 3.1

Exposition : 1

Place dans la cordée : réversible

Conditions rencontrées : bonnes

Dénivelé positif : 900 mètres

Compagnon : Boris Pivaudran

 

 

 

Présentation du sommet

 

 

Le Mont Blanc de Cheilon est un sommet des Alpes pennines, localisé au fond du val des Dix. Il se démarque par son versant nord, majestueuse pyramide rocheuse. Sa longue arête sud-ouest la relie à la Ruinette, dominant un secteur entier de par son altitude. De nombreuses voies d'alpinisme et de ski de randonnée se dessinent sur les faces de la montagne, bien différentes les unes des autres. Quelles qu'elles soient, la cabane des Dix est idéalement située pour en gravir la plupart.

 

Son versant ouest, le plus facile, offre un itinéraire très esthétique à skier. Il peut se conclure par une petite traversée d'arête, aboutissant au véritable point culminant. Ayant skié le Pigne d'Arolla, la Serpentine et la Luette avec Boris la veille, nous décidons d'aller dormir au refuge évoqué précédemment. Ainsi, nous pourrons conclure notre voyage en altitude par une journée déjà bien raccourcie.

 

 

 

Galerie

Récit de l'ascension

 

 

Le réveil sonne à six heures du matin. Nous nous préparons puis prenons un petit-déjeuner au chaud, dans le refuge. En sortant dehors, je m'émerveille devant la face nord pyramidale du Mont Blanc de Cheilon, recevant d'ores et déjà les premiers rayons de soleil. Le spectacle est grandiose et je ne peux m'empêcher de garder l'appareil photos dans son étui ! Nous récupérons nos skis, laissés dans le local à l'extérieur, avant de les fixer à nos chaussures.

 

La première étape de cette journée est de rejoindre le col de Cheilon, à 3237 mètres d'altitude, par la rive gauche du glacier éponyme. La pente est faible mais devient de plus en plus prononcée au fur et à mesure que nous approchons le col. Une fois atteint, il est nécessaire de traverser un tronçon de l'immense glacier de Gietro en se dirigeant vers la face nord-ouest de la Ruinette. Une partie de l'itinéraire est exposée aux séracs, il faut donc adopter un rythme soutenu afin de limiter les risques. 

 

La pente se raidit à nouveau, nous devons désormais gagner de la hauteur en obliquant légèrement à gauche. La corde devient nécessaire, sur un terrain qui se fait de plus en plus crevassé. Nous atteignons rapidement une selle neigeuse, séparant une antécime du Mont Blanc de Cheilon de son vrai sommet. C'est ici que les skis sont déposés et les crampons fixés, afin d'entreprendre la traversée de l'arête sommitale.

 

La progression se fait désormais sur un fil neigeux corniche et exposé. Une ancienne trace est présente, facilitant la progression. Nous buttons au pied du sommet, matérialisé par un bastion rocheux à gravir. Boris, d'un meilleur niveau de grimpe que moi, passe en tête. L'escalade est relativement simple mais la neige rend les choses plus compliquées.

 

Le sommet, pas large du tout, est enfin atteint ! Le vent se lève et la visibilité n'est pas optimale. En effet, le temps commence à se couvrir. Nous nous mettons donc vite en route pour rejoindre nos skis.

 

La descente s'effectue sans grande visibilité, mais nous arrivons tout de même à rejoindre le refuge rapidement. Désormais, il est nécessaire de gagner le Pas de Chèvre. Ce dernier est équipé de deux grandes échelles et permet de regagner le domaine skiable d'Arolla, puis le parking.

 

Le Mont Blanc de Cheilon est un must en termes de ski de randonnée. Sans grande difficulté, il est cependant nécessaire de faire attention aux séracs et crevasses présents sur le versant ouest. Atteindre le véritable sommet rend la sortie plus alpine.

 

 

 

Carte

N.B. Les légendes présentes dans les galeries désignent toujours les sommets les plus visibles, de gauche à droite.
Toutes les photos sont non retouchées et prises par Hugo Haasser ou ses amis, excepté celles de l'onglet "Projets".