Gummfluh (2458m)

31 octobre 2016, Alpes vaudoises, Suisse

 

 

Itinéraire : versant sud & arête est

Configuration : aller-retour

Départ : L'Étivaz

Orientation principale : ouest

Cotation randonnée : T4

Conditions rencontrées : bonnes

Dénivelé positif : 1320 mètres

Compagnon : Quentin Michaud

 

Présentation du sommet

 

 

La Gummfluh est un sommet appartenant aux Alpes vaudoises, se dressant tout proche du canton de Berne. Ce dernier, peu prisé par les montagnards, est facilement reconnaissable par son versant septentrional abrupte. Point culminant du Pays-d'Enhaut, la cime domine la plus grande réserve naturelle de Suisse romande, celle de la Pierreuse. Ayant une surface de 34 kilomètres carrés, elle y abrite de nombreuses espèces d'oiseaux telles que des aigles, des coqs de bruyère ou encore des faucons.

 

La voie la plus facile menant à la croix sommitale serpente dans son versant méridional. Il s'agit d'une randonnée alpine, qui offre quelques passages exposés sur la seconde partie de l'ascension. Ayant gravi la Pointe de la Chenau et le Pic Chaussy au mois de février à skis, ce sommet a tout particulièrement attiré mon attention. C'est à mon ami Quentin que je propose cette sortie, dans un style léger et rapide.

 

 

Galerie

Récit de l'ascension

 

 

Retrouvant mon acolyte à Aigle, nous co-voiturons et franchissons le col routier des Mosses, avant de rejoindre l'Étivaz. Par de fraiches températures matinales, nous débutons l'ascension sur de raides prairies, à vive allure. Les pentes herbeuses laissent place à une forêt dense, où nous suivons machinalement le sentier qui se dessine devant nous.

 

Toujours en direction de l'est, nous arrivons au Plan au Lare, large alpage verdoyant contrastant avec les cimes enneigés au loin. Parmi elles, je reconnais l'Oldenhorn et les Diablerets. Sans lâcher le rythme, le vieux chalet du Gros Jable et le col de Jable sont atteints successivement. La Gummfluh et son versant sud se dévoilent enfin ! Désormais, nous descendons légèrement plein nord, puis de nouveau à l'est.

 

À une timide bifurcation, où les panneaux sont désormais écrits en allemand, il est nécessaire de prendre à gauche pour continuer vers notre objectif. Nous attaquons désormais la face méridionale à proprement parlée. Le terrain se fait poussiéreux, pierreux et peu agréable. Le joli sentier de randonnée a laissé place à une sente peu marquée, parfois exposée. La prochaine étape consiste à trouver l'unique point faible de la grande muraille rocheuse qui nous domine, la fameuse vire !

Une fois au pied de l'obstacle, nous la gravissons prudemment par quelques pas d'escalade très faciles. L'exposition est importante, l'attention doit être totale. En amont de ce passage vertigineux, nous nous trouvons entre la Gummfluh à gauche et les Pointes de Sur Combe à droite. N'ayant pas changé d'avis quant à l'objectif, il ne nous reste que 150 mètres à faire, sur la large arête orientale de la montagne. Toujours prudemment, nous enchainons les derniers mètres.

Le point culminant est enfin sous nos pieds ! Ayant été seuls au monde durant toute la journée, Quentin m'informe qu'en réalité la montagne serait souvent fréquentée. Effectivement, il trouve un cahier au pied de la croix où les "summiters" font part de leurs impressions. Nombreux sont ceux qui y laissent un mot. Alpes bernoises, pennines, vaudoises, Mont-Blanc, Haut-Giffre et Chablais, beaucoup de massifs sont visibles d'ici.

Un quart d'heure s'écoule lorsque nous entamons la longue descente qui nous attend. Les désescalades de l'arête est et de la vire doivent être négociées avec attention. Le rythme redevient ensuite soutenu et ce, jusqu'au parking que nous gagnons rapidement malgré la distance importante à re-parcourir.

La Gummfluh se mérite. Après une approche non négligeable en termes d'efforts, le versant sud doit être abordé humblement. En effet, une chute au niveau de la vire caractéristique ou sur l'arête orientale serait très certainement fatale...

Carte

N.B. Les légendes présentes dans les galeries désignent toujours les sommets les plus visibles, de gauche à droite.
Toutes les photos sont non retouchées et prises par Hugo Haasser ou ses amis, excepté celles de l'onglet "Projets".