Ajusco (3930m)

30 octobre 2014, cordillère néovolcanique, Mexique

 

Itinéraire : versant nord

Configuration : boucle

Départ : Pichacho Ajusco

Orientation principale : nord

Cotation randonnée : T3

Conditions rencontrées : bonnes

Dénivelé positif : 800 mètres

Compagnons :

  • Thomas Landois

  • Nicolaj Nielsen

  • Pierre Taslé

 

 

 

 

Présentation du sommet

L'Ajusco, ou "Malacatepetl" en langage nahuatl, est une montagne appartenant à la cordillère néovolcanique. Éteint depuis plus de 52 millions d'années, ce volcan est situé tout proche de la capitale mexicaine, plus au sud-ouest. De ce fait, il constitue la cime la plus fréquentée du pays, offrant une vue panoramique sur les hauts sommets mexicains. Effectivement, depuis ses pentes, il est possible d'apercevoir le couple Iztaccíhuatl-Popocatepelt à l'est et le Nevado de Toluca à l'ouest.

 

Très peu d'informations relatives à son ascension circulent. Cependant, j'ai appris par mon ami guide local, Paco Trad, qu'un sentier timide se dessine sur son versant nord. Ce dernier mène au point culminant, connu sous le nom de Cruz del Marqués. Étant toujours en échange universitaire à Mexico, je propose à Pierre, avec qui j'ai gravi l'Iztaccíhuatl deux mois auparavant de m'accompagner. Deux amis à lui, Thomas et Nicolasj se joindront à la sortie.

Galerie

Récit de l'ascension

C’est au beau milieu de Mexico que je retrouve Pierre, ayant déjà trouvé un taxi. Je rencontre par la même occasion  ses deux de ses amis; français et danois. Après une petite heure de route, nous gagnons le pied de l’Ajusco, trônant au sud-ouest de la mégalopole.

 

Nous débutons la marche sur un sentier large puis traversons des alpages et des baraquements d'altitude. Une trentaine de minutes plus tard, nous rejoignons une route goudronnée où les voitures passent à toute vitesse. Perdus, je demande notre route à un cycliste en plein effort, ayant l’air de connaître le coin. Informations reçues, nous trouvons un pseudo chemin en amont, se dessinant dans la forêt dense qui entoure la base de la montagne. La pente devient de plus en plus prononcée, plutôt bon signe pour gravir l’Ajusco ! À l’abri du soleil, la progression est rapide et agréable. 

 

Nous sortons des sous-bois pour déboucher sur la partie supérieure du volcan, bien plus aérée que précédemment. En effet, l’univers forestier a laissé place à un paysage désertique, sec et herbeux. C’est ici que les températures montent et que la vue se dégage ! Effectivement, je reconnais d’ores et déjà les silhouettes imposantes de l’Iztaccíhuatl et du Popocatepetl à ma gauche ! Derrière nous, la gigantesque ville qu’est Mexico est plongée sous une couche opaque et grisâtre de pollution…

 

Quelques pauses sont nécessaires pour admirer ces lieux étranges mais très esthétiques. Une centaine de mètres en amont, nous traversons une courte arête rocheuse menant à un premier sommet, équipé de nombreuses croix. C’est lorsque j’aperçois le point culminant derrière que je me compte que nous sommes uniquement sur l’une des nombreuses antécimes de la vaste montagne. C’est à ce moment précis que le Popocatepetl entre en éruption, le spectacle est grandiose ! En perdant de la hauteur sur un terrain escarpé, nous rejoignons un large sentier qui aboutit à la Cruz del Marqués. Une quarantaine de mètres de dénivelé sur un chemin agréable compose ainsi la dernière étape de cette ascension.

 

Sommet atteint, nous restons une bonne demi-heure à contempler les environs, sous l’immense croix blanche marquant les 3930 mètres ! À l’ouest, le Nevado de Toluca apparaît et se détache des immenses plateaux mexicains, qui s’étendent à perte de vue. Le panorama, bien que quelque peu gâché par la nappe de pollution, reste grandiose.

 

Suite à cet instant privilégié, nous redescendons sous une chaleur presque insoutenable. Je propose au reste de l’équipe de retrouver la civilisation par un chemin qui semble plus direct que celui de montée.

Lorsque je retourne à Mexico, j’apprends aux informations locales que sept triathlètes se sont fait enlevés aujourd’hui sur les pentes de l’Ajusco ! C’est à ce moment-là que je réalise que le cycliste qui nous a gentiment renseigné faisait sûrement partie de l’un d’eux ! Rançons payées par leurs familles, il n’y a eu au final plus de peur que de mal.

 

L’Ajusco est un bon moyen de s’évader une journée, en fuyant l'immensité urbaine de la capitale du pays. Cependant, il est réputé pour être mal fréquenté. À faire donc obligatoirement en groupe pour minimiser les risques encourus.

 

 

 

Carte

N.B. Les légendes présentes dans les galeries désignent toujours les sommets les plus visibles, de gauche à droite.
Toutes les photos sont non retouchées et prises par Hugo Haasser ou ses amis, excepté celles de l'onglet "Projets".