Aiguilles Marbrées (3535m)

15 juillet 2013, Mont-Blanc, France

 

Itinéraire : traversée est >> ouest

Configuration : boucle

Départ : refuge Torino

Orientation principale : ouest

Cotation alpinisme : PD

Engagement : II

Place dans la cordée : réversible

Conditions rencontrées : bonnes

Dénivelé positif : 200 mètres

Fréquentation : assez fréquenté

Compagnon : Olivier Lefez

 

 

 

Présentation du sommet

 

 

Les Aiguilles Marbrées constituent une petite chaine montagneuse trônant entre la France et l'Italie, au sein du massif du Mont-Blanc. Cette dernière est composée des sommets sud et nord (ce dernier étant le plus haut). Ils sont visibles dès l’arrivée du téléphérique de la Pointe Helbronner, à proximité du refuge Torino. Les alpinistes faisant l'ascension de la Dent du Géant, de l'Aiguille de Rochefort ou des Grandes Jorasses les contournent au nord durant leur approche, sur le large glacier du Géant.

 

Leur traversée représente une petite course d'arête mixte, pouvant se faire à la demi-journée grâce aux remontées mécaniques. Elle est idéale pour les cordées débutantes ou pour simplement profiter d'une vue centrale sur tous les sommets du massif. Étant deux jours dans le secteur avec mon ami Olivier, nous partons pour l'ascension des Marbrées dans le but de s'acclimater pour la suite de notre programme, qui se déroulera à la Tour Ronde.

 

 

 

Galerie

Récit de l'ascension

 

 

Après avoir co-voituré depuis Thonon-les-Bains et traversé le tunnel du Mont Blanc, je gare la voiture au petit village italien de La Palud. En vallée, le temps est gris mais il devrait être meilleur en altitude. Nous empruntons le téléphérique, nous propulsant directement sous le refuge Torino, vers 3300 mètres d'altitude.

À l'arrivée de la remontée mécanique, il est nécessaire de grimper 225 marches pour accéder à la terrasse de la bâtisse. Le temps est nuageux mais peu menaçant. Crampons aux pieds et encordés, nous commençons la courte approche sur le glacier du Géant, en traversant le large col éponyme. Nous nous dirigeons au pied de l'aiguille sud pour accéder au couloir neigeux évident, ce dernier étant la porte d'accès à l'arête sommitale. Les traces formées dans la neige (grâce aux anciens passages) rendent la progression facilitée. La pente du mur neigeux s'incline petit à petit.

 

Après avoir franchi l'obstacle, nous suivons le fil de l'arête plein nord (parfois rocheux, parfois neigeux). Certains passages demandent de l'attention mais les pas d'escalade qui nous font face ne sont en rien insurmontables. Traversées de sections plus ou moins fines et contournement de gendarmes résumeraient parfaitement cet itinéraire abordable. Nous arrivons au pied du point culminant, la pointe septentrionale, où une courte escalade s'impose.

Lorsque nous arrivons sur le plus haut point des Aiguilles Marbrées, la vue n'est malheureusement pas dégagée. De temps à autre, l'imposante Dent du Géant émerge au loin. L'absence de vent et les températures douces sont cependant les bienvenues, à défaut d'avoir un panorama digne de ce nom. Deux autres cordées peuplent ces lieux privilégiés.

 

La descente s'effectue sur l'arête nord, menant au col de Rochefort. Certains passages sont délicats car exposés. Revenus sur le glacier, nous contournons les Marbrées par le nord puis revenons au refuge Torino. Manger et dormir seront les seules occupations de la soirée. Le programme du lendemain se déroulera sur les reliefs de la Tour Ronde et de l'Aiguille de Toule.

 

La traversée des Marbrées constitue une ascension facile, sur les plans techniques et physiques. En termes de petite course d'initiation ou d'acclimatation, il serait difficile de trouver mieux.

Carte

N.B. Les légendes présentes dans les galeries désignent toujours les sommets les plus visibles, de gauche à droite.
Toutes les photos sont non retouchées et prises par Hugo Haasser ou ses amis, excepté celles de l'onglet "Projets".