Aiguille Verte de Chinaillon (2045m)

06 février 2015, Bornes/Aravis, France

 

 

Itinéraire : face sud-est

Configuration : aller-retour

Départ : Samance

Orientation principale : est

Cotation descente : 2.2

Exposition : 1

Conditions rencontrées : excellentes

Dénivelé positif : 700 mètres

Compagnon : Mylène Deffrennes

 

 

 

 

 

Présentation du sommet

 

 

L'Aiguille Verte de Chinaillon est une montagne appartenant au massif des Bornes, dans le département de la Haute-Savoie. D'altitude modeste, cette dernière est perchée au sud-ouest de la chaine du Bargy; composée du Petit et du Grand Bargy, de la Pointe du Midi, de la Pointe Blanche et du Pic de Jallouvre. Lorsque la visibilité est bonne, la cime constitue un magnifique belvédère sur l'ensemble de la chaine des Aravis, située juste en face.

 

La voie normale de la Verte de Chinaillon se dessine sur son versant sud-est, avant d'emprunter le fil de son arête méridionale. Il s'agit d'un itinéraire très esthétique en périodes hivernales, sans aucune difficulté technique. Le faible dénivelé et ses pentes douces rendent le parcours fréquenté et accessible à tous. En ces excellentes conditions nivologiques, Mylène me propose d'aller découvrir ce coin des Alpes, inconnu de nous deux jusqu'à présent.

 

 

 

Galerie

Récit de l'ascension

 

 

Partis de Thonon-les-Bains, nous arrivons à Samance une heure et demie plus tard. Tout proche de la station du Grand Bornand, c'est sous une tempête de ciel bleu que l'ascension du jour commence. Une excellente trace de montée, formée par d'anciens passages de randonneurs, mène au plateau et au chalet des Crêts. En ces lieux, ce sont l'Aiguille Verte de Chinaillon, le Pic de Jallouvre et la Pointe Blanche qui dominent le paysage.

 

Les quantités astronomiques de neige fraiche me réjouissent déjà pour la descente ! En prenant la direction du nord-ouest, nous nous élevons sur un alpage, ponctué de sapins. Quelques nuages bas nous rattrapent parfois rapidement, masquant le soleil et les environs. Sous les contreforts de la face sud-est de notre objectif, fracturée par des reptations impressionnantes, la pente se raidit jusqu'au col 1881. Ce dernier sépare la Verte de son voisin plus petit, le Roc des Tours.

 

À cet instant, nous surplombons une mer de nuages qui s'est formée durant la matinée. Il est désormais temps de traverser l'esthétique arête sud de l'Aiguille Verte, relativement large. Je rencontre un bouquetin en versant nord, allongé à mi-chemin sur la crête. Mylène et moi déposons les skis vers 2000 mètres, puis finissons la montée à pied. Sous le point culminant, l'arête devient légèrement mixte, la rendant légèrement délicate sans crampons.

 

Au sommet, le spectacle est magique ! Le Pic de Jallouvre, en direction de l'est, trône comme un roi. À l'ouest, c'est l'esthétique Roc des Tours qui émerge de la couche nuageuse. Quant à la chaine des Aravis, c'est elle qui découpe l'horizon plus au sud. Quelques photos plus tard, nous revenons prudemment à nos skis.

 

Le brouillard remonte de façon significative. Il est donc nécessaire de se presser, pour éviter de réaliser une descente par jour blanc. Peaux de phoque enlevées et skis aux pieds, nous descendons l'arête jusqu'au col 1881. Une fois gagné, il ne reste qu'à se laisser glisser jusqu'au parking, tout en profiter pleinement de la poudreuse du moment, présente abondamment !

 

L'Aiguille Verte de Chinaillon offre des paysages sublimes en hiver. Débutant dans les alpages, sa crête sommitale enneigée ne pourra que ravir les amoureux de la montagne. Trônant en face de la chaine des Aravis, nombreux sont les sommets visibles depuis ses pentes douces et régulières.

Carte

N.B. Les légendes présentes dans les galeries désignent toujours les sommets les plus visibles, de gauche à droite.
Toutes les photos sont non retouchées et prises par Hugo Haasser ou ses amis, excepté celles de l'onglet "Projets".